Intuition/poème sur une essence du temps ?
« Brouillard précis »,
Pascal Philippe Guernier


Selon certains, le temps n’existerait pas. Il s’agirait d’un artefact, dont une mesure est toutefois possible pour décrire des réalités ?

Je dirais que le temps est une résultante. Qu’il s’écoulerait comme une forme peut être comme une onde ? Qu’à différentes échelles, il rendrait compte des réalités ?

Quelle est sa nature ?

Il s’agit d’une intuition, d’une hypothèse de travail. Une spéculation.

Existerait-il une relation locale entre la masse/énergie propre, la topologie et ce qu’il est courant d’appeler le temps et de ce que l’on appellera « iota » ? Voire qu’il en résulte un temps universel à l’échelle de l’Univers ?

L’espace-temps
Seulement se pose d’emblée un risque de confusion. Une question de vocabulaire.
Ce qu’il est courant de nommer temps est surtout ce qui définit une durée. Toutes les civilisations ont commencé à observer les cycles, des années par exemple : Tour de la Terre autour du Soleil et de la rotation de la Terre sur elle-même.
Rendons encore justice à Copernic et à Galilée. La Terre est ronde comme une orange (Jacques Prévert) et l’Univers appelé d’abord Cosmos n’a pas été créé pour les femmes et les hommes ainsi que les anciens l’avaient imaginé. Darwin, et d’autres ont noté leurs observations, des travaux ont déconstruit des représentations pour reconstruire une modernité des représentations, par exemple, dans le champ de la physique et de ses modélisations.

De ses représentations.
Un précision de vocabulaire : le temps qui s’écoule n’est pas l’unique centre de cet exposé. J’utiliserai la neuvième lettre de l’alphabet grec « I » : « Iota » pour distinguer le terme « temps » utilisé dans « l’espace-temps » des théories modernes.

Donc, ce temps dont on parle couramment est une durée. Un laps de temps. Le Temps aurait donc une nature, une essence qui s’écoulerait : « Comme l’eau d’une rivière. ». Mais il semble faux de croire qu’il s’agit de sa nature naturant ?

J’ai imaginé qu’un objet massif élémentaire pouvait être également de façon immanente et consubstantielle, une petite parcelle : le iota. Dont un vaste ensemble a pour résultante, une forme mathématique, une distribution de Fourier.

Très localement donc un iota pourrait être représenté de façon abstraite sous la forme d’un pic de Dirac ? C’est peut-être même exactement et réellement cela. Dans quelle unité de grandeur ? Pour le temps nous avons la seconde, pour le iota c’est plus complexe.

Vous connaissez l’équation posée par Monsieur Albert Einstein. Il me faut y faire référence pour maintenir la consistance relativiste de mon hypothèse. 
E=m.c^ 2
« Tout est relatif » (et j’use ici de simplifications à vocation pédagogique pour tenter de clarifier une
intuition : idée en sa présence. Je conceptualise un peu, cette idée en son absence !)

Les expériences de pensées comme les mesures actuelles tendent à étudier encore l’idée d’un espace-temps à quatre dimensions (pour des modèles avec plus de dimensions encore qui ont été conceptualisés).

Cette équation permet de dire notamment que la masse et l’énergie propre à un corps seraient deux expressions duales liées par cette relation.

Si vous passez de cette équation, à son expression en grandeurs universelles, MKSA [mètre, kilo, seconde, ampère]. On obtient, par exemple, une expression de la grandeur seconde [s].
Le symbole « ^ » est celui de l’élévation à une puissance numérique. Ou à une puissance plus élaborée comme, par exemple, celle d’une formulation mathématique. Le résultat passe par :
célérité de la Lumière = racine carrée (Énergie/masse)
La célérité bien qu’elle soit une constante possède la grandeur d’une vitesse. Des mètres par seconde
[m]. [s]^(-1)
[m]. [s]^(-1) = racine carrée ([E]/[kilo])
La [s] est déjà une grandeur universelle, mais voilà. La seconde permet de signaler une durée, le temps (pas le iota). Ce qui nous renseigne déjà un peu sur la nature du temps. Le temps qui s’écoule.
D’une particule élémentaire, on peut noter que sa masse est une valeur mesurée en électron Volt (que divise le carré de la célérité de la lumière).

Un Temps universel est indispensable pour décrire l’Univers. 

Le temps dont on parle au quotidien est celui de la succession des jours et des nuits, des saisons. De la rotation de la Terre autour du Soleil et du temps plus ou moins régulier également d’une journée. De la durée d’une vie terrestre.

Et, l’on parvient à calculer très finement cette durée. C’est notre bonne fortune que de mesurer des durées, l’heure, de créer des instrumentations, des montres, des rythmes, etc. Ou d’utiliser des fréquences… Le temps d’une vie surtout peut-être ?

Donc, mon intuition me suggère que très localement le temps a pour représentation, voire comme réalité, une abstraction mathématique paradoxale : un pic de Dirac ? Un élément massif élémentaire serait le « support » d’un pic de Dirac ? (Suivre le lien Wikipédia : https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Distribution_de_Dirac)

Et, tout comme pour la masse d’un corps, vous pourriez faire une somme (une intégrale) de ces pics bornés et intégrables. Tout comme la masse de la Terre est ainsi l’addition de tout ce qui la compose. Et, le lieu de son centre de gravité varie comme celui de tous les corps massifs.

Par ailleurs, un pic ou une distribution de Dirac, ce iota, sans épaisseur est une abstraction paradoxale : il est local, mais nulle part et partout à la fois ! Car sans plus d’épaisseur que celle d’un point au sens mathématique. Et donc, il est intéressant de penser qu’il pourrait s’intégrer, au sens des mathématiques ?

Une forme mathématique paradoxale. À deux dimensions géométriques, ce serait une droite bornée à l’origine des abscisses et limitée dans les ordonnées. Un pic abstrait et dynamique. Qui toutefois ne change pas de valeur. On peut également considérer que cette distribution de Dirac est d’une seule dimension localement ?

Une incise : la transformée de Fourier directe ou inverse.
Pour numériser un signal continu vous pourrez ainsi utiliser un « peigne de Dirac ». Selon la largeur du peigne de Dirac et de sa finesse (ou fréquence) vous obtenez, par intersection avec le signal continu, une série de valeurs déterminées. Son spectre.


Et, l’inverse existe aussi aujourd’hui très couramment toujours grâce à la transformation de Fourier inverse. D’une suite de valeurs discrètes, vous pourrez resynthétiser un signal continu. Par exemple de la musique enregistrée, mesurée.

Et pour les iota, si cette transformation ou si cette somme était prouvée, l’on pourrait dire qu’il en résulte une formation continue ou une forme locale ou universelle du temps

Et, pour notre hypothèse, un temps à l’échelle choisie et selon une topologie choisit. Ainsi, le temps universel serait une somme de l’ensemble des pics très locaux de Dirac, des iotas ? Selon une une transformée de Fourier ou une transformée de Lagrange ou encore une à définir ?

Avec le peigne de Dirac, on obtient un échantillonnage. Soit une série de valeurs numériques du signal continu et intégrable.

Et, on peut reconstruire une approximation du signal original avec la série de ces valeurs numériques, dans leur chronologie. Plus la fréquence du peigne est élevée, plus on obtient de valeurs numériques qui permettront de reconstruire un signal de qualité proche de celui qui aura été échantillonné.

Cela fait la fortune de l’informatique et des sciences du traitement du signal. Dans mon hypothèse de la supposée existence du iota, une telle transformation naturelle serait à l’œuvre de façon continue à l’échelle de l’Univers ?

Pause.
Une droite mathématique n’a que l’épaisseur d’un point. Et, un point est défini par l’intersection de deux droites.
Comme nous vivons dans un monde matériel, un prof. trace une droite au tableau. Et, ce n’est pas la même que celle copiée sur un cahier ! Ce sont des représentations. Dans le monde matériel. Ce qui est bien !
Pour le Iota, une seule dimension donc dans l’axe défini par la distribution ou par le pic uniforme.
Fin de la pause

La résultante à l’échelle de l’Univers !
Grâce à une transformation de Fourier, j’ai imaginé qu’il existerait une résultante de tous les pics de Dirac des corps massifs élémentaires de l’Univers. Et également localement selon une échelle topologique que l’on choisirait ? Voire donc à celle de l’Univers. Et, il résulterait alors un temps universel.

Je fais une incise. Une particule serait élémentaire si elle possède également un pic de Dirac de la nature du temps, un iota ? Toujours dans une topologie adaptée.

Pour expliquer cela, il faut bien avoir comme base de connaissance que l’Univers serait en expansion depuis son Origine temporelle. Et, que cette expansion agit comme une fonction mathématique : l’intégration de parties intégrables, qui permet d’avoir leur somme, notamment.

Et, que cette intégration triple (les trois dimensions courantes x, y et z) ou paramétrique s’effectue « naturellement » par 
l’expansion de l’Univers. Et, la dimension 4 du temps serait pour une particule élémentaire, localement celle du iota.
La quatrième dimension aurait ainsi une réalité matérielle avec des supports massifs élémentaires. Élémentaire ou insécable (pourquoi pas en abime ?) pour satisfaire à des conditions d’existence.

En résumé : la matière élémentaire aurait au moins trois grandeurs qui sont consubstantielles et indépendantes : un volume/topologie, son énergie propre ou la masse et donc un iota local perpendiculaire à toutes les dimensions de la fonction d’onde de Schrödinger, par exemple. Dans une topologie à définir. La gravitation universelle dont les effets ont été prédits et observés agit sur les trois dimensions géométriques, également. On parle d’espace-temps. Mais j’utilise iota pour bien marquer la différence entre une durée et le iota, quatrième dimension ? Espace géométrique/Iota.
Le principe de relativité serait préservé de par les rapports de vitesses propres des particules élémentaires de masse. La transformée inverse de Fourier n’agissant que selon la vitesse d’expansion de l’Univers ?
Vous allez penser qu’il est difficile de s’en représenter l’idée ? Non.

Et la matière ? Les éléments chimiques si on s’attache au tableau périodique des éléments plus ou
moins stables, et qui possèdent donc de multiples propriétés chimiques, par exemple !

Mais aussi les particules libres et celles fortement liées qui composent les neutrons et les protons, par exemple. Le
modèle général qui s’approprie de la description du monde physique réel est mis à l’épreuve d’expériences de plus en plus fines. Les muons, par exemple, sont une des particules élémentaires qui intéressent aujourd’hui à nouveau les physiciens.

Pour revenir sur une influence du iota.
J’ai aussi en mémoire, que de rien serait le tout. Le Big Bang. Avec une rupture de symétrie entre la matière et l’antimatière.
Des expériences menées dans de puissants accélérateurs de particules ont statistiquement et expérimentalement observé que le méson Mu (Pion) « se désintègrerait toujours vers la droite » pour les corps de matière ? Un indice de cette rupture de symétrie ? Et à gauche pour les corps ou les environnements d’antimatière.

Si l’on s’attache au modèle du Big Bang celui-ci prévoit l’apparition d’antimatière, elle aussi pour partie. Et donc, selon mon hypothèse, une quantité iota de même, consubstantielle à toute particule élémentaire de matière. iota/masse/topologie ultime comme pour la matière. Positive également et de ce fait pouvant être intégrée dans le temps universel.

Pourquoi ultime ? C’est pour satisfaire ou non à une autre hypothèse selon laquelle il existe de telles parties finies de la masse ou pour reprendre un terme grec qu’il existerait une ultime partie atomique ou insécable de masse ou d’énergie ? Toutefois, on peut imaginer des modèles topologiques dans lesquels il y a une mise en abime de la masse ? Cette dernière hypothèse reste ouverte comme celle présentée ici et maintenant de l’existence du Iota. Le Iota d’une particule élémentaire a partout la même « valeur » (unique ?) qui resterait à définir ? Et pourquoi ne pas satisfaire aux théories quantiques ?

Une topologie appropriée ? À titre exploratoire, un « espace hyper connexe » : Tous les points seraient reliés aux autres. Infiniment et selon des entrelacs infinis. La substance telle que je l’ai saisi dans un cours sur « l’Éthique », du philosophe Spinoza, relu par un autre philosophe Gilles Deleuze.

Je me répète une dernière fois il y aurait un temps local, Iota, consubstantiel à la masse et à une topologie adéquate. Un pic ou une distribution de Dirac le décrit. De l’épaisseur d’une droite ; c’est-à-dire partout et nulle part. Sa base serait un point infime de cette masse. Ou il se situerait de façon toute perpendiculaire à la fonction d’onde polarisée. Une nouvelle ou une quatrième dimension.

Et, le temps universel est nécessaire pour décrire l’Univers. Ce temps universel que nous observons est une résultante naturelle. Obtenue par une transformée de Fourier due à l’expansion de l’Univers. Enfin, masse/énergie, charge électrique, topologie, Iota sont consubstantiels. On verse tout ou partie d’un corps dans un volume et toujours pas de génération spontanée ! Et une rupture de symétrie, pas question d’inverser le sens de la « Flèche du temps ».

Mais très très localement nous pouvons toutefois imaginer des figures des iotas : des boucles à résultante nulle.

—— Fin de ma présentation (d’après des connaissances acquises, il y a trente ans déjà…).
Je ne suis absolument pas rigoureux dans cette présentation. Et, je travaille aujourd’hui sur des sujets qui m’ont éloigné de ma formation initiale. Mes connaissances dans les disciplines scientifiques que je convoque sont très très approximatives… J’en ai conscience. Et, je pose plus d’hypothèses ne que je n’apporte de réponse.
Cette intuition, présentée ci-devant, est un poème qui ressemble à un brouillard, mais un brouillard n’est-il pas précis ?
(Je reprends ici, le nom qu’a choisi un collectif d’artistes en France.)

PS. 25 mars 2021. La durée et le temps. La seconde indique une durée qui semble indépendante de la masse du système étudié. Une grandeur qui semble intensive ?
La nature de cette durée appelée « temps » semble universelle et s’écoulerait ?
Quelles expériences permettraient d’infirmer ou de commencer à représenter tout ou partie du Monde selon cette intuition ?
Et, le « Temps universel » serait une résultante ? Il y aurait une coexistence de « temps locaux » et d’un « Temps » universel ? Ou d’essences de cette fameuse « seconde » qui est une première approximation, une durée dont l’essence serait des iotas.
Sincèrement je tente d’exprimer de façon plus limpide ce trouble qui me tient !?!

PS. 21 février 2022. Post. Après.
Je fais appel ici à une lecture lors de laquelle j’espère que vous percevrez la différence entre temps/durée et Iota.


PS. 5 octobre 2022. Des travaux viennent d'être récompensés : preuves formelles et expérimentales, peut-être ? Voir :Journal Le Monde daté du 4 octobre 2022. Pour voir ?
https://www.lemonde.fr/sciences/article/2022/10/04/le-nobel-de-physique-recompense-alain-aspect-pionnier-de-la-seconde-revolution-quantique_6144346_1650684.html

​​​​​​​Bien à vous,
Pascal Philippe Guernier 2022



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